Mille Aujourd’hui – Festival d’Avignon

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mercredi 11 juillet

Du sable répandu au sol, un pied de micro, fier et droit, dressé, qui en sort. Trois silhouettes se dessinent dans la lumière : le décor est ainsi planté. Tout de suite, on capte ces regards : celui de Pierre-Olivier Bellec est beau et sûr, parfois loin derrière nous, parfois plongé dans chaque détail devant lui. Il est soutenu par les yeux, braqués sur lui, des deux musicien-nes qui l’entourent.

Ici, la poésie de Serge Rezvani est narrée sans être narrée, récitée sans être récitée, déclamée sans vraiment l’être… Parfois, on pourrait presque croire que Pierre-Olivier est au bord de l’explosion, tant le flot de sa parole se déverse et bouillonne.

On attend avec impatience les premiers mots du saxophone, car Léa Cuny-Bret est jusqu’à présent restée silencieuse… En un souffle, ce dernier, majestueux, fier et puissant, rejoint les mots de Pierre-Olivier, et nous invite à prendre place dans ce train, dans ce voyage onirique…

Les sons électroniques créés par François Rivère, le saxophone de Léa, les mots de Pierre : tout se mêle, se démèle et s’entremêle, comme une belle danse. Toujours en harmonie, au moindre arrêt du comédien, les deux musicien-nes s’arrêtent, attentif-ves, comme si tout pouvait s’évaporer d’un instant à l’autre.

On retient ces six yeux brillants, dans lesquels tout bouillonne et crépite : dans un crescendo splendide, le saxophone s’emballe, les doigts s’activent sur le clavier, la voix emplit la salle…

À chaque instant, on retient son souffle, comme si la moindre secousse pouvait faire s’écrouler cet instant. Parfois, l’écho de la voix de Léa, rejointe par celle de François, nous parvient, lointaine, comme le chant envoûtant d’une créature mystique.

« Théâtre concert contemplatif », c’est ainsi que le spectacle est décrit : le mot n’aurait pas pu être mieux choisi, puisque que nous sommes tous en contemplation devant cet instant envoûtant.

Mille Aujourd’hui nous invite, au sens propre comme figuré, à prendre la route pour un étrange voyage, bercé par la litanie de la mer, dans lequel toute mesure du temps est abolie.

« Je deviendrais lichen, calcaire, moins que ça, grain de sable, encore moins que ça, ombre de grain de sable, moins que ça encore… : rien »

www.avant-incendie.com

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Barcella – Festival « Pause Guitare »

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© Francis Vernhet

mercredi 4 juillet

Ce soir, au Grand Théâtre d’Albi, sur un plateau magnifiquement illuminé par des lanternes, Barcella, « avec deux L, pour vous faire voyager » fait son entrée. Le grand poète, encore un peu enfant malgré sa carrure, nous invite à voyager avec lui, dans sa poésie si tendre. Slalomant entre chanson, poésie et rap, Mathieu, alias Barcella, signe des mélodies joyeuses, positives et légères.

La plume du poète, fine et touchante, dompte les mots. Acrobate, voltigeur, jouant avec les phrases et les rythmes, Barcella nous présente ce soir les chansons de son nouvel album, « Soleil ». Il porte merveilleusement bien son nom, puisqu’il est pour nous, ce soir, malgré l’orage qui a éclaté, un véritable rayon… de soleil ! Un peu magicien parfois, il chasse les nuages sur son passage, au sens propre comme figuré…

La poésie ludique et le flow inimitable de Barcella réunit petit-es et grand-es : rappelons-le, Barcella est celui qui fait « kiffer les kids », « flipper les filles » et « swinguer les rimes »… Endiablé et pétillant, rien n’arrête Barcella quand il est lancé sur scène : voyez donc avec sa mixtape !

L ‘émouvant Barcella, toujours entre l’enfance et l’âge adulte, fait venir l’émotion dans les moments les plus insolites. Lié avec son pianiste, sur « L’âge d’Or » , il nous laisse un goût de nostalgie dans le cœur. Définitivement, Mathieu illumine et irradie : positif et tendre, il est le poète de tous les âges.

barcella.fr

Le Projet Derli – Festival « Pause Guitare »

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© Alain Nouaux

mardi 3 juillet

À six sur scène, le Projet Derli lie des mélodies entraînantes sur lesquelles on tape volontiers des mains et des airs à fredonner. Wally et ses musicien-nes survolté-es sont comme une joyeuse bande de saltimbanques intergénérationnelle (c’est pas moi qui le dit, c’est Wally !). Wally, on le connaissait et on l’adorait avec ses fameuses chansons courtes et si drôles, mais cette fois, il nous présente des chansons longues et pas toujours si drôle. On retrouve tout de même avec joie son humour, mais ici, ce qui change, c’est l’ambiance, l’écriture et les ritournelles dansantes.

Wally chante la vie avec un grand V : sans le moindre artifice ni mensonge, toujours avec le sourire et l’accent aveyronnais qui va avec. Il nous raconte la « maladie » de la quarantaine, ce moment de la vie où on en a « plus derrière que devant », il nous conte le temps qui passe et nous dit que de toutes façons, « c’était mieux avant »… Le Projet Derli est définitivement marqué par la nostalgie.

Mais surtout, avec ce Projet Derli, Wally nous montre qu’il n’est pas qu’un blagueur, il nous prouve qu’il peut être très attendrissant et que sa plume fine est touchante quand il chante notamment l’histoire de cette jeune fille de seize ans, tout juste en début de vie : «  Elle ne le sait pas encore, tout ça ne fait que commencer »… Notre chanteur aveyronnais tombe le masque de Wally pour celui de Lilian, avec la magnifique chanson sur sa grand-mère, sa « mémé », ou encore sa « seule chanson d’amour » : son rôle de déconneur s’efface tendrement pour nous montrer un beau visage émouvant.

Parfois presque philosophique, cette joyeuse bande s’interroge sur la différence entre le plaisir et le bonheur : ils nous donnent leur propre définition du bonheur, qui en fait se cache dans les choses les plus simples, comme un buffet à volonté, des chips à l’ancienne… et un concert du Projet Derli, ça oui, je vous l’assure !

En nous quittant, le Projet Derli laisse flotter une atmosphère merveilleusement positive et l’esquisse d’un grand sourire sur les lèvres. En tous cas, ce soir, les six artistes quittent la scène du Grand Théâtre d’Albi en laissant derrière lui un public sous le charme, et debout pour les applaudir et les remercier, prêt à accueillir la grande Juliette…

facebook.com/leprojetderlidewally/

Promenade chantée – Festival « L’air du temps »

vendredi 11 mai

Sur les coups de 11h, le pôle de l’âne et du cheval de Lignières est rempli d’un public au beau sourire, qui, en tee-shirt légers – car le soleil s’est montré ce matin – est prêt à parcourir la nature lignéroise dans le cadre de cette ballade chantée. Babx, fil rouge de cette année, Thibaud Defever, Elie Guillou, L (Raphaële Lannadère) et Julien Lefèvre nous mènerons à travers le monde dans un beau voyage. En effet, Babx a choisi cette année le thème équestre pour cette ballade. Il ouvre alors cette promenade par une chanson de Marcel Kanche « Va chevalier ».

Cette bonne heure de ballade nous fera passer par le portugal avec un émouvant fado interprétée par Raphaële, puis Elie nous emmènera en Patagonie, en nous chantant la complainte d’un de ces cavaliers argentins, désespéré d’avoir perdu son destrier. Thibaud et Julien accompagnent ces chants, respectivement à la guitare et au violoncelle.

Le bord d’un lac, les escaliers d’un hippodrome, une mare aux grenouilles, c’est les lieux qui accueilleront les chansons de la joyeuse bande. Les marches d’un lieu à un autre seront animées par des musiques, diffusées par une enceinte, bien entendu toujours en accord avec le thème. Le soleil et les oiseaux accompagnent cette promenade.

Nicolas Jules – Festival « L’air du temps »

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Photo : Flavie Girbal

vendredi 11 mai

Comme venus d’une autre planète, Nicolas Jules et ses deux acolytes débarquent sur la scène des Bains-Douches. Avec leur air un peu menaçant, c’est vrai qu’on se demande un peu qu’est ce qu’on fait là, et on se dit que Nicolas a bien raison de nous souhaiter « bonne chance »… Car avec Nicolas Jules, on ne sait jamais vraiment bien vers où on se dirige.

On aime chez lui son timbre si beau, cette voix grave qui bouleverse, mais aussi son air divinement perdu dans les nuages, son tempérament délicieusement excentrique. Avec lui, la folie n’a jamais été aussi agréable.

Il est accompagné de ses deux musiciens, d’un côté, Roland Bourbon, « le physique typique du girondin », « l’étalon », un énergumène à l’air un peu étrange, vêtu d’un simple veston sur son torse nu, qui, en plus, fait la baleine ; de l’autre, Clément Petit, « rencontré dans les Pyrénées quand il était encore marcassin », qui manie merveilleusement le violoncelle de ses « pattes »… Une bien belle brochette !

Ce qu’on adore avec Nicolas, c’est son apparence nonchalante, son calme et son sérieux apparent, son air imperturbable, en totale opposition avec sa folie, ses révérences, ses danses improbables et ses hurlements, et puis ses chansons, si poétiques mais loufoques : « Pour toi, je laisse allumé le dernier étage de mes pensées ».

Après son magnifique titre « Bétonneuse » – j’avoue, mon préféré… -, un petit « Bravo ! » attendrissant retentit dans le silence de la salle. Il paraît que la vérité sort de la bouche des enfants… Sa voix est un instrument avec lequel il s’amuse, et qu’il triture et modèle comme de la pâte à modeler.

« Le chien du désir aboie dans ma poitrine
Un parfum de fille me parle au creux de la narine […]
Adieu, fille de mes fièvres, […]
Je grille le feu rouge de tes lèvres »

C’est l’artiste complet qu’il est qui le rend si incroyable et qui fait qu’il est aujourd’hui un de mes artistes préférés. Comme un équilibriste, il parvient à faire de son spectacle un lieu plein d’humour, de poésie et de mélodies. Son univers est profondément rock et on n’en ressort pas indemne : car à un concert de Nicolas Jules, on laisse toujours un petit morceau de soi.

Cabaret Matinal – Festival « L’air du temps »

jeudi 10 mai

Un verre de thé bien chaud et une bonne écharpe pour affronter le froid lignérois et nous rejoignons ce petit bout de clairière, tout juste éveillé.e.s… Un grand feu de bois, quelques rondins, les murmures des oiseaux, l’eau d’une rivière qui coule joyeusement… Voilà le décor dans lequel David Sire et Elie Guillou nous accueillent, pour ce petit instant de poésie matinale, qui nous extirpe de la courte dernière nuit…

Nous arrivons un peu en retard, n’ayant pu respecter l’horaire matinal de 9h30 (Frédéric Fromet, la veille, nous ayant tenu.e.s éveillé.e.s jusqu’à tard…) : quand nous pénétrons dans ce petit coin de poésie, une mélodie est jouée par Thibaud Defever (anciennement Presque Oui).Ici, dans ce petit cocon intime, chacun.e est libre d’amener ses « bidules », ses chansons, pour en interpréter un morceau autour du brasier.

Seul l’art peut créer des moments hors du temps comme celui que nous avons vécu : un moment où, à peine sortis de la torpeur de la nuit, des gens se rassemblent autour de la chaleur d’un feu, un moment où une guitare s’échange. Ainsi, on peut écouter des chants kurdes, une chanson parlant d’un vieux manège, ou encore l’histoire de deux bébés dans le ventre de la mère qui se demandent si il y a une vie après l’accouchement…

C’est David Sire qui conclut cette parenthèse matinale, avec une chanson tout à fait adaptée à la situation : « Nous ferons des feux comme des fenêtres ». Tout se finit sur les applaudissements chaleureux d’un public désormais bien éveillé, prêt à affronter, car armé de poésie, la journée qui arrive…

Frederic Fromet – Festival « L’air du temps »

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© Albert Weber

Alors que rententit le jingle d’un télécrochet de chant bien connu, Frédéric Fromet débarque avec nonchalance, vêtu d’un tee-shirt AC/DC. Dès son arrivée, la couleur est annoncée : ce soir, l’humour sera bien foncé. Son imitation de Renaud -très bonne, d’ailleurs- est elle-même recouverte d’une épaisse couche d’humour grinçant.

Sans jamais tomber dans le lourdingue, l’humour de Frédéric Fromet ne tarit pas. Il joue le parigot méprisant, et le rôle lui colle à la peau. Il maîtrise l’autodérision à la perfection. Sans aucun filtre, il ose toutes les blagues, même les plus grivoises.

Ce qui est agréable avec ce garçon, c’est de le voir rire à ses propres bêtises : il s’amuse lui-même, c’est pour cela que cela marche, aussi. Il se moque allègrement, il charrie, et tout le monde y a droit : les footeux.ses, les joggeur.se.s, les enfants, les vieux…

Bienvenue dans l’univers de Frédéric Fromet : une farce, une mauvaise comédie délicieusement cynique !

www.fredericfromet.fr

Sandra Nkaké – Festival « L’air du Temps »

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© Benjamin Colombel

mercredi 9 mai

C’est le son d’une flûte traversière qui accueille Sandra Nkaké, applaudie déjà comme une reine dès son entrée, vêtue de rouge, dans sa grandeur et sa splendeur. La puissance de cette voix résonne : elle est de celles qui remuent l’intérieur. Les Bains-Douches de Lignieres sont remplis de cette puissance vocale qui se dégage et de cet aura chaleureux qui se répand.

« Merci d’être venu.e.s aussi nombreux.ses, bon voyage. » : la simplicité troublante de ses mots, et puis son grand sourire, et ses bras tendus vers nous, sont comme une invitation à la rejoindre dans son univers.

Avec les quatre artistes qui l’entourent, ses ami.e.s de voyage, ils créent tous ensemble une faille temporelle, un moment hors du temps. Sa silhouette fière et grand se dessine dans la lumière, l’absorbe puis la reflète. Sandra emplit l’espace par sa voix.

Les danses de la chanteuse sont entraînantes et les sourires étincelants de ces cinq artistes nous charment. Parfois, alors que le calme est là et que Sandra Nkaké envoûte de sa voix, les musicien.ne.s autour d’elle semblent entraînés dans une folie passagère, et tous les instruments se déchaînent pour notre plus grand plaisir.

Il s’agit d’un spectacle qu’on retient, où tous les éléments s’accordent en une harmonie parfaite : les jeux de lumière envoûtants, la musique à la fois, profondément jazz et soul, mais en même temps très rock… Cette flûte traversière, maîtrisée à la perfection par Jérôme Dru, faisant voyager le public dans des contrées lointaines, donnant à Sandra cette force majestueuse…

Sandra Nkaké, finalement, est lunaire : inspirant par son tempérament la force, elle est semblable à une déesse qui devant nous ondule. Parfois douce et fragile, parfois sauvage, elle est un peu métamorphe, et son spectacle, lui, est semblable à une tempête, une mer déchaînée.

Sandra Nkaké « mange la vie par tous les bouts » : son souffle si beau, sa voix si profonde font d’elle une chanteuse incroyable. Finalement, elle conclut ce moment hors du temps et de la réalité en remerciant Annie et Jean-Claude Marchet d’avoir « planté en elle le germe de la folie »… Joliment dit, n’est-ce pas ?

sandrankake.com

Fraissinet – Le Bijou

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© Pascale Angelosanto

vendredi 16 février

Tout commence avec cette voix terriblement envoûtante. Avec ce sourire, cette tendre mélancolie, ces doigts qui caressent le piano et le raffinement de cette main gantée. Fraissinet est au piano, assisté par Germain Umdenstock à la guitare, avec comme support les magnifiques chansons de ce magnifique troisième album « Voyeurs ».

Avec ce Nicolas en chef de bord, on est un peu funambules, on voyage sur le fil de l’émotion, sans trop savoir vraiment quand elle nous submergera. Serait-ce durant ce merveilleux moment hors du temps, sur « Notre ressemblance » ? Ou l’émotion est-elle cachée au plus profond, là où on ne l’attend pas, comme avec cette douce anecdote relatant cette drôle de rencontre avec Jean Rochefort ?

Ce soir, ils sont trois sur scène : Nicolas, Germain, le piano. Ce dernier prend vie sous les doigts du chanteur : il est présent comme un personnage à part entière, car quand les mots ne suffisent plus, c’est lui qui hurle, lui qui chante.

Lui et son musicien s’échangent de merveilleux regards. Alors Nicolas enfile son costume de conteur, et nous confie au creux de l’oreille leur rencontre, à l’ombre d’un baobab… On retiendra à jamais ce Nicolas : sa voix qui se brise en un murmure sur «Dis, quand reviendras-tu ? », chanson empruntée à sa muse, ces doigts s’agitant sur le clavier comme les pattes d’une petite araignée… une araignée du soir ?

Cinq – Halle aux Grains / Lavaur

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samedi 10 février

Ce soir ils sont cinq, armés de leurs mots et de leurs instruments respectifs, pour nous offrir un souvenir mémorable. Imbert Imbert et sa magnifique contrebasse, Valérian Renault et son grain de voix si particulier, Guilhem Valayé et ses textes mélancoliques, Chloé Lacan, « la caution paritaire de la soirée », pour « un peu de douceur, dans ce monde de brutes », et David Lafore, l’inqualifiable : ces cinq-là se réunissent tous ensembles, autour d’une passion commune les uns pour les autres. Et les voilà, ces cinq artistes, à se regarder l’air ébahi, presque « un peu cons ».

Le concert débute sur la magnifique chanson « Février », lancinante, propulsée comme une supplication par la voix de Valérian. S’enchaine à celle-ci « Balcon », où la puissance cachée de la voix de Guilhem résonne, accompagnée de celle de Chloé sur les refrains : « Il pleut aussi dehors, je ne me sens plus assez fort pour les vœux comme pour les remords ».

Chloé Lacan, avec sa douceur mais aussi son cynisme, nous chante sa version des contes de fées : « Le prince charmant ne viendra pas, sa voiture est tombée en rade dans un bled paumé de campagne ! ».

David Lafore –que je découvre ce soir -, remplace Nicolas Jules : lui aussi a cette folie qui coule en lui, lui aussi a ces yeux qui pétillent. Il provoque des vagues de rire dans le public, mais pas que, puisque ses camarades chanteurs finissent à leur tour par le rejoindre dans ses fantaisies.

Imbert Imbert, le poète à la contrebasse, laisse la salle muette, submergée par l’émotion, quand il interprète « La vie mord », et quand sa voix éclate et s’envole : « C’est l’animal errant sur une errante étoile / C’est l’araignée filant une filante toile / C’est l’énergie qu’on sent, la beauté qu’on devine / C’est l’enfant qui se lève mais l’homme qui piétine »

Ce plateau inédit -ou presque- laisse aussi place à des duos exceptionnels : alors que Chloé Lacan interprète sa « Pêche Au Bonheur », Valérian la rejoint sur un couplet, avec le sourire aux lèvres ! On retrouve, pour notre plus grand bonheur, le duo de Valérian et Guilhem, sur « la Montalbanaise ».

Guilhem le dit si bien : « on est spectateurs à mi-temps » : les « cinq » s’observent à la dérobée, ce spectacle est l’occasion pour eux de se (re)découvrir, de s’amuser entre eux, autour de leur répertoire respectif.

facebook.com/guilhemvalayepublic

www.valerianrenault.fr

www.davidlafore.fr

www.chloelacan.fr

www.imbertimbert.fr