Les Goguettes / Portrait Dernière Fois

La dernière fois que vous avez lâché votre petite larme devant un film ?

Clémence : Ah ! Bah moi je sais, c’était Mademoiselle de Jonquières, et c’était il y a pas très longtemps ! Dimanche dernier…

Valentin : Moi c’était… Un film dont je me souviens plus du nom, je crois que c’est Le nom des Autres ou un truc comme ça. C’est l’histoire d’un bébé israélien et d’un bébé palestinien qui sont inversés à la naissance, et je sais plus comme s’appelle ce film… Et ils grandissent, et arrivés à l’âge de leur service militaire, les autorités captent que il y a eu une erreur, et ils se retrouvent d’un coup, après avoir vécu seize ans dans leurs familles respectives, à devoir débarquer de l’autre côté. Et évidemment, il y a du bon sentiment dedans, mais c’est quand même assez beau. Et j’ai quand même pleuré comme une madeleine.

Aurélien : L’une chante, l’autre pas, d’Agnès Varda, ça m’a pas mal ému ! C’est pas que émouvant, mais voilà !

La dernière fois que vous avez lâché une petite larme sur une chanson ?

Clémence : Ah oui ! Alors moi je sais, c’était J’en avais envie aussi de William Sheller.

Valentin : Tailler la zone de Souchon, je l’écoute régulièrement, c’est sans doute la dernière qui m’a fait pleurer !

Aurélien : C’est une chanson de Nico, mais je sais plus laquelle… Sur Desertshore, un disque magnifique. C’est une chanteuse allemande, elle a des chansons très mélancoliques…

Votre dernier souvenir de concert inoubliable ?

Clémence : Moi c’était Kenny Barron, cet été, en août !

Aurélien : Ben moi je sais pas si c’était le dernier, mais spontanément j’ai pensé à Giberto Gil, quand j’étais au Brésil. Je pense que c’était pas le dernier, mais c’est le premier qui me vient !

Votre dernier fou rire ?

Aurélien : Moi j’en ai souvent pendant les sketchs de fin d’émission de Par Jupiter ! sur France Inter ! Et l’autre jour ils refaisaient le mariage de Michel Houellebecq, avec Carla Bruni, etc… et ça m’a beaucoup fait rire ! J’ai eu un petit fou rire !

Clémence : Moi j’ai eu un beau fou rire sur scène où j’arrivais plus à m’arrêter la première fois qu’on a fait l’Affaire Harvey, j’ai vu Aurélien arriver en peignoir rose, j’étais censée chanter et impossible quoi ! Je rigolais sans pouvoir m’arrêter.

Aurélien : Sinon moi en vrai gros fou rire, je me rappelle, j’étais dans une librairie à Angers, j’étais avec mon frère. À chaque fois que on rentrait dans une librairie, y’avait des livres de Roselyne Bachelot, et j’avais dit « Oh ! Roselyne Bachelot, avec sa tête de hamster ! ». Et manque de bol, elle était là, en train de signer des livres dans le hall de la librairie… Il y a eu un silence de morts… Et là, j’ai eu le plus gros fou rire de ma vie…

Votre dernière extase culinaire ?

Valentin : Ah, hier soir au Bijou !

Aurélien : Quel faux-cul… *rires*

Clémence : Ceci dit, c’était très bon, hier soir !

Valentin : Moi ma maman fait un truc : des dates, entourées de lard cuit. Et c’est un truc que j’ai découvert récemment, que je connaissais pas, et qui est quand même particulièrement bon ! Et j’adore ça !

Aurélien : Mais moi y’a quand même un autre truc qu’elle faisait, une autre extase culinaire valable, c’était des petits rouleaux, qui était très moelleux… Donc voilà : dernière extase culinaire, les tapas de la maman de Valentin !

La dernière fois que vous êtes allés au cinéma ?

Valentin : Moi, la dernière fois, c’était l’hiver dernier… et pour aller voir un film sympa, mais pas non plus terrible terrible : le film de Noël de Chabat, Santa & Cie.

Le dernier disque que vous avez écouté ?

Clémence : Bah moi c’est un disque de Kenny Barron, justement !

Aurélien : C’était Robert Wyatt, Comicopera.

Valentin : Moi c’était l’EP d’une jeune chanteuse qui s’appelle AnneliSe Roche !

La dernière fois que vous avez vu un dessin animé ?

Aurélien : Oh, ça devait être Rick et Morty, moi ! La série Rick et Morty !

Valentin : C’était Ma vie de courgette ! Super film !

Le dernier livre que vous avez lu ?

Valentin : Moi c’est L’Année Terrible, de Victor Hugo.

Clémence : Moi c’est Jean-Christophe Rufin qui parle de son voyage à St-Jacques de Compostelle !

Aurélien : Moi c’est Robert Darvel, L’homme qui traversa la terre. C’est quelqu’un que je connais, qui écrit des espèces de polars, série B, science-fiction… Enfin là, c’est vraiment de la science-fiction !

La dernière fois que vous êtes partis en vacances ?

Clémence : Moi c’était cet été, à Ners.

Valentin : Moi c’était dans le Morvan, à St-Germain-des-Champs !

Aurélien : Moi ça devait être au Portugal, il y a cinq ans… Quoi que… Oui, il y trois ans je suis allé à Ners… Allez, il y a quatre ans !

Votre dernier coup de coeur musical ?

Valentin : Daft Punk ! Je connaissais, mais j’ai eu un coup de coeur récent pour Daft Punk.

Aurélien : Ben moi j’ai eu un petit coup de coeur, mais qui s’est vite arrêté, c’est Delgres. Il y a deux-trois chansons formidables sur leur disque.

Clémence : Et moi c’est Camille ! On l’a écouté l’autre jour en voiture, et je connaissais très mal, et j’ai trouvé ça super !

Votre dernier achat inutile ?

Valentin : Oui, je vois très bien ce que c’était… C’était un réveil !

Aurélien : *rires* C’est pas inutile pour toi !

Valentin : Non, mais ça a duré tellement peu de temps comme délire que c’était vraiment inutile… C’est un réveil hélicoptère – parce que j’ai du mal à me réveiller, quand mon réveil sonne, je l’éteins et je me rendors -, quand il sonnait, une hélice s’envolait et il fallait retrouver l’hélice et la remettre sur le socle pour qu’il s’arrête de sonner. Et un jour, l’hélice est passée par la fenêtre… Et il a atteri dans la rue, à St-Denis, écrasé : terminé ! C’est vraiment débile comme histoire… *rires*

Aurélien : Moi ça devait être un truc de bricolage ! Souvent, c’est ça : j’achète des trucs parce que j’ai des envies pour bricoler, puis je le fais pas… Donc oui, c’est ça… C’est pas passionnant, mais j’ai acheté des joints de silicone et c’était pas la bonne couleur…

Clémence : Ben moi c’est un truc un peu comme ça : j’ai acheté des trucs pour fixer sur le mur, pour mettre des torchons, mais en fait on a pris ça vite, et puis en fait ça se met que sur de l’inox… Donc en fait, on a cinq trucs, et puis ça sert à rien, je peux pas les mettre ! Et puis, on a des torchons…

Une dernière fois que vous voulez nous raconter ?

Aurélien : La dernière à Avignon ? C’était difficile de s’en rendre compte, il y en aurait eu une le lendemain que ça m’aurait pas surpris !

Clémence : Bah oui, parce que on était tellement dans une routine !

Aurélien : On joue vingt-quatre fois de suite, finalement la dernière c’était presque pas la dernière…

Valentin : On avait battu, ce jour-là, le record d’affluence du théâtre dans lequel on jouait ! … Ou la dernière fois qu’on a écrit une goguette et qu’on a chanté une nouvelle goguette sur scène ! C’était hier soir au Bijou !

Clémence : Oui, hier soir, on a pris des risques, c’est vrai !

Une première fois que vous voulez nous raconter ?

Valentin : La première fois qu’on a chanté une chanson a capella sur scène, sans instruments ! C’était hier aussi.

www.goguettesentrio.fr

Publicités

Lucas Lemauff / Portrait Dernière Fois

La dernière fois que tu as lâché ta petite larme devant un film ?

Lucas : Je pense que c’est un film que j’ai re-regardé, que j’adore, et je lâche une larme à chaque fois, ça s’appelle Les Enfants du Marais, c’est un film de Jean Becker, avec Michel Serrault, avec Jacques Gamblin, avec Jacques Villeret, aussi. Voilà, c’est un film que j’adore depuis… Oh bah il doit avoir plus de vingt ans, ce film, mais je pleure à chaque fois !

La dernière fois que tu as lâché ta petite larme sur une chanson ?

Lucas : Sur une chanson ? Ah ! Qu’est ce qui m’a fait pleurer sur une chanson… ? Je crois que c’est… j’ai réécouté une chanson de Presque Oui, qui s’appelle J’étais Vieux, qui est une chanson magnifique, et je l’ai ré-entendu, et j’étais fatigué, et quand je suis fatigué, je pleure beaucoup plus facilement. Et donc j’ai ré-écouté cette chanson et je la trouve absolument magnifique, et je crois que j’ai lâché une petite larme à ce moment-là, ouais.

Ton dernier souvenir de concert inoubliable ?

Lucas : C’était Meute ! C’est une fanfare allemande absolument géniale, qui reprend des tubes de techno et qui les refait à la manière fanfare. Et je les ai vus à Rio Loco, c’était en juin dernier, c’était mi-juin, et pour l’instant ça reste le concert de l’année 2018 qui m’a vraiment retourné. J’ai trouvé ça vraiment génial.

Ton dernier fou rire ?

Lucas : Alors ça c’est vraiment une question compliquée parce que j’ai pas de fous rires ! Je saurais pas me souvenir du dernier fou rire que j’ai eu… Je crois que les rares fous rires que j’ai eu c’était dans des moments où il fallait pas rire, parce que forcément c’est là que ça vient… Donc c’était probablement à l’enterrement du grand-père d’un ami, et que j’aimais beaucoup, cela dit… Mais je sais pas, j’avais un pote qui était là, et on s’est regardés, et on a commencé… Alors que il fallait pas ! C’était vraiment pas le moment ! C’était une cérémonie religieuse, et forcément il y avait des choses dites, parce que c’est une cérémonie religieuse, qui me dépassent un peu, parce que ça fait partie des valeurs de la religion que je ne partage absolument pas. Voilà, je trouvais que c’était drôle et pas du tout à propos pour cette cérémonie, et je pense que c’est là que j’ai eu un début de fou rire, que j’ai réussi à contenir, mais voilà, je pense que c’est là !

Ta dernière extase culinaire ?

Lucas : Woaah ! Ça c’est compliqué… Ma dernière extase culinaire… Je sais pas ! Mhh… Alors je sais pas si c’était une extase, mais la dernière fois mon coloc’ il avait préparé des lasagnes saumon-épinards, et je crois que c’était un très bon souvenir, parce que elles étaient quand même très très bonnes ! Donc je dirais les lasagnes saumon-épinards de mon coloc’, il y a pas si longtemps !

La dernière fois que tu es allé au cinéma ?

Lucas : Alors c’est une très bonne question, parce que c’était il y a très longtemps ! Ça fait très longtemps, je vais pratiquement jamais au cinéma. Je peux pas m’en souvenir, honnêtement, je pourrais pas te dire parce que c’était il y a plus d’un an ! Je vais pas au cinéma… Je regarde des films sur mon vidéoprojecteur et ça marche aussi, ça fait comme si, mais non, je vais quasiment jamais au cinéma… Désolé !

Le dernier disque que tu as écouté ?

Lucas : Eh ben pareil, du coup je sais pas ! Je pourrais pas te dire, je n’ai plus de lecteur CD, je n’ai plus la possibilité d’écouter des CDs ! C’est pas compliqué, la dernière fois je suis allé voir un groupe d’amis musiciens, j’ai un copain qui joue dedans, qui s’appelle L’Orchestre en Carton, qui est absolument génial, c’est des toulousains. Et donc à la fin du spectacle, j’aime tellement le concert que je vais voir mon pote et je lui dis « en fait je vous achète le CD, parce que je trouve que c’est un bel objet, mais je peux pas le lire ». Et du coup je lui dis « est-ce que tu peux m’envoyer en WeTransfer les morceaux, que je puisse l’écouter quand même ? » ! Et c’est ce qu’il a fait, d’ailleurs je le remercie, et du coup j’ai pu l’écouter. Donc je dirais celui là ! Le CD de l’Orchestre en Carton, mais sans le CD !

La dernière fois que tu as vu un dessin animé ?

Lucas : Alors c’était un film d’animation, c’était Zootopia, et j’ai trouvé ça génial ! Parce il casse un peu les codes habituels de mysoginie dans les films ou les dessins-animés, ou les bons vieux Disney bien mysogines comme il faut, que ce soit la Belle au Bois Dormant ou la cruche de Blanche-Neige et les Sept Nains. Et du coup là j’ai trouvé génial que cette héroïne puisse arriver à faire ce qu’elle veut et se battre contre les clichés, donc j’ai trouvé ça très bien aussi dans les valeurs.

Le dernier livre que tu as lu ?

Lucas : C’est plutôt une BD, une BD qui s’appelle Cher Pays de Notre Enfance, ça a été scénarisé notamment par Benoît Collombat qui est un journaliste d’investigation de France Inter, et qui retrace les actions du SAC, du Service d’Action Civique dans les années 70-80, qui a commis des exactions pour servir le parti de l’époque, pour permettre à Chirac d’arriver au pouvoir. Du coup voilà, ça parle de trucs de magouilles.

La dernière fois que tu es parti en vacances ?

Lucas : Ahah ! C’était cet été, à Marseille, parce que c’est une ville que j’aime beaucoup ! Et ça fait partie des villes dans lesquelles j’aurais aimé habiter, je crois, et qui fait toujours partie de ma liste potentielle de villes où je pourrais habiter.

Ton dernier coup de coeur musical ?

Lucas : Eh ben c’est l’Orchestre en Carton ! C’est le groupe que je suis allé voir il y a trois semaines !

Ton dernier achat inutile ?

Lucas : Oh y’en a beaucoup ! Qu’est ce que c’est mon dernier achat inutile… Probablement un truc qui s’appelle un pad, pour envoyer des sons, et dont je me sers pas, pour l’instant. Je l’ai acheté, je l’ai essayé, je l’ai prêté à Yvan, d’ailleurs, parce que je crois qu’il voulait essayer, mais moi je m’en sers pas !

Une dernière fois que tu veux nous raconter ?

Lucas : Wow… Eh ben, je sais pas ! La dernière fois que je suis venu au Bijou ? J’ai vu un chouette concert, c’était Bel Armel ! *rires* Et ça m’a beaucoup plu, j’ai trouvé ça très inventif, très barré, et très touchant !

Une première fois que tu veux nous raconter ?

Lucas : Une première fois ! Là, ça remonte plus loin… Déjà que les dernières fois, je me souviens pas de tout, alors t’imagines bien les premières fois… Eh ben… La première fois que j’ai réussi des patates sautées ! C’était y’a pas longtemps, c’était y’a un ou deux mois ! J’arrivais pas à réussir, c’était toujours trop cramé ou trop mou, ça partait toujours en cacahuète. Et là, j’ai réussi ! Le secret, c’était de mettre l’huile bien forte et bien bouillante, bien chaude, et après de baisser. Donc voilà, je dirais la première fois que j’ai réussi des patates sautées, ça m’a ému ! *rires*

Bazbaz / Portrait Dernière Fois

© Baghir

La première fois que tu as lâché ta petite larme devant un film ?

Camille : Devant un film ? Ah ben Bambi ! Plus qu’une petite larme ! Je pense qu’on a même du me sortir de la salle, comme beaucoup de mômes de trois ans…

La dernière fois que tu as lâché ta petite larme sur une chanson ?

Camille : En écoutant Ya Rayah de Rachid Taha, après avoir appris sa mort.

Ton dernier souvenir de concert inoubliable ?

Camille : L’année dernière, j’ai vu mes potes rastas, qui faisaient ce spectacle tous ensembles. Y’avait tous ces vieux chanteurs jamaïcains, avec Ken Booth, Winston McAnuff, Kiddus I, et puis d’autres mecs encore. C’était la tournée The Soul of Jamaica. C’était percussions et guitares sèches, y’avait un son vraiment acoustique, assez roots, et puis tu avais tous ces chanteurs déments qui venaient chanter chacun deux-trois titres, deux-trois de leurs « hits ». C’était comme une revue, un peu genre Buena Vista Social Club mais version jamaïcaine. C’était au Trianon, à Paris, et c’était un concert magnifique, ça avait distillé dans la salle une ambiance d’amitié et d’amour complètement dingue. C’était vraiment la classe quoi !

Ton dernier fou rire ?

Camille : Hier soir au Bijou, avec le public, on s’est quand même bien marrés, c’était bien le bordel. C’était épique : comme j’avais pleins de problèmes techniques, du coup avec les gens c’était la grosse déconne quoi. C’était dur de garder son sérieux, mais c’était cool !

Ta dernière extase culinaire ?

Camille : Ma dernière extase culinaire, c’est du porc que la maman d’un pote avait mis en conserve, avait préparé elle-même, et j’ai ouvert le bocal, je me suis mais régalé. C’est donc une cuisine de famille, tu vois ! Alors c’était un porc je sais plus à quoi, tu vois, avec du thym… C’était la bouffe de la maman de mon pote !

La dernière fois que tu es allé au cinéma ?

Camille : Eh ben j’ai été voir… un dessin animé avec mon fils je crois ! J’ai été voir les Indestructibles 2 je pense ! Et ça m’a vachement plu ! Je kiffe les nouveaux dessins-animés pour les mômes ! Je les trouve assez brillants ! Y’en a plein de vraiment biens ! Moi quand j’etais môme, y’avait un dessin-animé par an, c’était un Walt Disney hein ! C’était les Aristochats, les 101 Dalmatiens… Il y en avait pas autant que maintenant. C’est hyper cool ! C’est un bon business, les enfants…

Le dernier disque que tu as écouté ?

Camille : Moi j’écoute que du vinyle ! Et j’ai réécouté un vieux Ike & Tina Turner qui s’appelle ‘Nuff Said. Ça veut dire « fin de discussion » un peu.

Le dernier livre que tu as lu ?

Camille : J’ai lu des poèmes de Raymond Carver, dans un recueil qui s’appelle La vitesse foudroyante du passé. C’est des petits poèmes, et j’aime beaucoup Raymond Carver. Je lis beaucoup ! Je lis notamment plein de polars suédois complétement dingues, je suis un grand fan de toute cette littérature de polars suédois.

La dernière fois que tu es parti en vacances ?

Camille : J’étais en Bretagne ! C’était cet été !

Ton dernier coup de coeur musical ?

Camille : Mon dernier coup de coeur musical… J’hésite entre Christine and The Queens et Feu ! Chatterton. Je sais pas… Il y plein de trucs ricains que j’adore, j’adore la trap music, j’aime bien le hip hop… Je retiens pas le nom des groupes, si tu veux, mais même si j’en fais pas, c’est un son que j’ai toujours aimé, le son de l’électro, le son du hip hop… C’est ce que j’écoute le plus en fait, mais comme j’ai aucune idée du nom des mecs qui font ça… Mais c’est vrai que c’est des musiques que j’écoute beaucoup, quand je sors et tout ça…

Ton dernier achat inutile ?

Camille :Ça, ça doit pas être très loin… Ben mon dernier achat inutile c’est de racheter un briquet alors que j’en avais un dans la poche, même deux, tu vois… Voilà ! Les fameux briquets… La valse des briquets BIC…

Une dernière fois que tu veux nous raconter ?

Camille : Bah… J’aime pas trop les dernières fois, tu vois ! Je vois pas bien ce que je pourrais te raconter… La dernière fois que j’ai fait quelque chose de cool… Ah ben la dernière fois que je suis allé au Festival de Cannes ! J’ai présenté la musique d’un film dont j’ai composé la musique, et les gens ils ont adorés le film, ils se sont fendus la gueule donc c’était une dernière fois d’enfer !

Une première fois que tu veux nous raconter ?

Camille : La première fois que je suis allé dans une FNAC pour vérifier que mon album était sorti ! J’étais comme tout excité à l’idée que mon disque soit dans les rayons d’une FNAC. Je devais être le premier à rentrer dans la FNAC, tu vois… Je cours jusqu’au rayon chanson française, et je vois mon disque, y’en avait pleins, j’étais chez Sony Music à l’époque je crois… Et je me rapproche, je regarde un peu mieux, et je vois écrit « Le nouvel album de Bazaz ! »… Avec un gros sticker, tu vois… C’était la première fois que j’allais pour voir si mon disque était « dans les bacs » si tu veux, et je vois donc ce gros bug de ouf, quoi… Donc c’était un peu la panique, quoi ! Je me suis dit « mais je rêve »… La première fois que j’ai vu mon disque dans un magasin, y’avait une erreur sur mon nom, quoi… Donc ça rend humble, en fait, tout ça !

Matéo Langlois / Portrait Dernière Fois

La dernière fois que tu as lâché ta petite larme devant un film ?

Matéo : Bah c’était il y a pas longtemps ! Mais après, moi c’est trop facile, parce que je pleure sur beaucoup de films… Je me suis refait un petit Miyazaki, ça faisait longtemps, et j’ai regardé « Le Voyage de Chihiro », et ça m’a mis des petites larme à l’oeil, j’avoue !

La dernière fois que tu as lâché ta petite larme sur une chanson ?

Matéo : Ma dernière larme sur une chanson, elle est pas très glorieuse… J’étais ivre mort à l’ÔBohem, et à chaque fois, à la fin des soirées, ils mettent « La Bohème », parce que c’est l’emblème du bar. Du coup je ressemblais à un vieux poivrot, sur le comptoir… Mais c’était une belle soirée ! J’étais pas triste, c’était une belle larme ! Elle avait un peu goût d’alcool, quoi…

Ton dernier souvenir de concert inoubliable ?

Matéo : Alors c’est un groupe un peu particulier parce que c’est un groupe de japonais qui s’appelle G.O.A.T, et ils ont joué au Taquin, c’était pas prévu, ils sont passés entre deux gros concerts internationaux, donc on y a tous été avec nos potes musiciens, et on s’est pris une grosse claquasse ! Donc voilà, je conseille : G.O.A.T, comme Greatest Of All Time, et c’est des gros malades, et c’était très émouvant, et c’était trop bien !

Ton dernier fou rire ?

Matéo : Eh beh figure toi que c’était au Bijou ! Avec Laura Wild, Kévin et le président du Bijou, Benoît, on s’était mis à faire du piano assis, avec leurs fesses sur le piano, et pas longtemps après il y a eu un bon fou rire, parce que quand même, c’était n’importe quoi…

Ta dernière extase culinaire ?

Matéo : Oh ! Eh beh malheuresement ça remonte à quand même assez longtemps ! Etant donné que je me nourris exclusivement de pizzas… Ah, si ! Il y a de ça un an, on a mangé dans un restaurant coréen, paumé dans la montagne, dans les Pyrénées Orientales, et je recommande la cuisine coréenne, quand elle est bien faite, c’est vraiment un voyage de ouf. C’est que des goûts que t’as eu dans ta bouche, et du coup c’est dingue ! C’était vraiment de la balle.

La dernière fois que tu es allé au cinéma ?

C’était il y a trois semaines, un truc comme ça : avec nos copains on est allés voir le dernier Mission Impossible. Et là pour le coup, c’est pas comme la cuisine coréenne, je recommande moins ! A moins que tu te fasses chier dans ta vie et que tu aies envie de tuer le temps en regardant un truc avec plein d’action !

Le dernier disque que tu as écouté ?

Matéo : Un vrai disque, pas en streaming ? Wow, tu nous mets en face d’une sacré réalité… Euuuh… Ca devait être l’EP de Claire Gimatt ! Parce que j’ai plein d’EPs que des potes donnent qui trainent à côté de la chaîne Hi-Fi, et je crois que j’ai mis ça, un matin. Et c’était chouette, d’ailleurs !

Le dernier livre que tu as lu ?

Matéo : Le dernier livre que j’ai lu, c’était « La Zone du Dehors, d’Alain Damasio. D’ailleurs tu me fais penser que j’ai bien envie de me refaire un petit bouquin… Je recommande beaucoup La Zone du Dehors, c’est super, et cet écrivain-là est excellent. Il a fait aussi La Horde du Contrevent. C’est un écrivain assez contemporain, et qui a un univers vraiment à lui, et c’est de la poésie et du roman, de la fiction… Tout se mélange, et c’est vraiment hyper bien.

La dernière fois que tu es parti en vacances ?

Matéo : C’était pas trop des vacances, j’ai travaillé un peu tout l’été… Je suis parti une semaine, on organisait un festival avec des copains en Normandie, mais du coup c’était intense ! Et je suis rentré de l’été, j’avais pas mal joué, du coup je me suis écrasé pendant deux semaines… Je me suis promené au parc, comme les vieux, et j’ai dormi. Voilà ! Du coup c’était ça : en Normandie, là d’où je viens !

Ton dernier coup de coeur musical ?

Matéo : Là j’ai écouté un truc sympa, Martin Léon, c’est un chansonnier québécois que j’avais découvert sur FIP y’a longtemps, et je suis content, une pote m’a conseillé ce gars-là, et je me suis aperçue que c’était le même ! Du coup j’ai re-farfouiné dans sa musique, et c’est chouette, y’a des trucs supers et des très beaux textes, bien tarés à la québécoise, mais bien cools !

Ton dernier achat inutile ?

Matéo : Je sais pas trop… Ca fait un moment que j’ai pas de thunes, et que j’achète pas beaucoup de choses à part des kebabs et un peu de pizza ! Ouais, on va dire ça, le kebab de ce midi, il était pas très utile quoi ! C’était juste un petit kebab, à la Daurade…

Une dernière fois que tu veux nous raconter ?

Matéo : La dernière fois, c’était… Une Jam à l’ÔBohem ! C’est pas la dernière fois que je la fais, parce que je l’aime beaucoup, mais ça faisait très longtemps que je l’avais pas fait. C’est un mélange de crasse, et de « schlagisme », et je me mets dedans, parce que quand t’es à l’ÔBohem tu rentres dans le délire, et à la fois, y’a un truc qui est beau dedans, qui est très sincère, qui est vrai, et ça m’inspire beaucoup. J’aime bien ce paradoxe du bas-fond très élevé en même temps. Et j’espère bien que ça sera pas la dernière fois que je verrais ce genre de tableaux. Merci à Rachid, d’ailleurs, si jamais il lit ça.

Une première fois que tu veux nous raconter ?

Matéo : C’était un des premières interviews que j’ai fait, avec une fille qui s’appelle Juliette, qui est chanteuse à Toulouse, et qui bossait sur le rapport hommes-femmes à la musique. En fait c’est la première fois que quelqu’un me posait des vraies questions sur ce que ça me fait ressentir, la musique, et c’était une super interview, ça m’avait vraiment boulversé. Et je me suis dit que c’était une belle première fois pour parler de choses dont on n’avait pas tout le temps l’habitude de parler.

facebook.com/mateolangloischanson/

Portrait Dernière Fois / Claire Gimatt

© La Dépêche du Midi

La dernière fois que tu as lâché ta petite larme devant un film ?

Claire : Alors je pleure très souvent devant les films, quasiment à chaque fois ! Mais je dirais que la dernière fois, c’était Truman, de Cesc Gay, le film argentin avec Ricardo Darín et Javier Cámara. Ce film m’a vraiment beaucoup émue ! C’était des larmes de rires et de peine !

La dernière fois que tu as lâché ta petite larme sur une chanson ?

Claire : Sur « Le mal de vivre », de Barbara !

Ton dernier souvenir de concert inoubliable ?

Claire : Je dirais que c’était un concert où j’ai joué dans une ferme, sur des palettes empilées les unes sur les autres, et où je ne pouvais pas bouger parce que sinon je risquais de tomber par terre ! Mais c’était génial, il y avait une super bonne ambiance, et ils vendaient du fromage autour de moi. Donc je dirais que c’est ça, mon dernier concert inoubliable !

Ton dernier fou rire ?

Claire : J’ai énormément ri en regardant « Guillaume et les garçons à table ». C’était quand même il y a un moment mais on était avec des amis, et je sais pas, ça nous a pris comme ça les uns après les autres, et on rit comme pas possible pendant tout le film ! On a, je pense, embêté toute la salle autour de nous.

Ta dernière extase culinaire ?

Claire : Je suis partie en Slovénie il y a très peu de temps, fin août, et j’ai mangé un gâteau dont je serais incapable de prononcer le nom, mais ils font des desserts avec pas beaucoup de sucre qui sont super bons, avec des noix, de la pistache et tout ça. C’était super bon !

La dernière fois que tu es allée au cinéma ?

Claire : Je suis allée voir le film sur Noam Chomsky la dernière fois ! C’était il y a un moment. Et ça m’a plu, parce que ça condensait plein de choses, ça faisait comprendre plein de choses sur notre société, sur le libéralisme, et sur comment petit à petit ça s’est installé, et que c’était pas un hasard, et que c’était calculé. C’est des choses qu’on sait, mais là c’était vraiment dix points, avec des étapes, donc c’était super intéressant !

Le dernier disque que tu as écouté ?

Claire : Je dirais que c’était le dernier album d’Agnes Obel, « Citizen of glass », qui est génial !

La dernière fois que tu as vu un dessin animé ?

Claire : C’est pas très récent, mais je dirais que c’est parmi tous les Miyazaki ! C’est un peu les seuls dessins animés que je regarde vraiment beaucoup avec plaisir ! J’y connais pas grand chose, en dessins animés ! Mais « La Princesse Mononoké », « Le Château dans le Ciel », tout ça : j’adore !

Le dernier livre que tu as lu ?

Claire : Ah là je maîtrise mieux ! *rires* Le dernier, c’est le dernier roman de Fred Vargas, « Quand sort la recluse » ! C’est un roman policier génial, avec un héros complètement perché, Adamsberg, qui a du mal à avoir des raisonnements vraiment menés de bout en bout, et du coup il perd toute sa brigade… J’adore !

La dernière fois que tu es partie en vacances ?

Claire : Eh ben en Slovénie du coup ! C’était génial, je suis partie avec une amie, on est parties dix jours, on a fait de la randonnée un peu à l’arrache sans trop savoir où on allait, on a dormi à la belle étoile au bord de la rivière, on a regardé des concerts… Il y avait un festival à Ljubljana, du coup on voyait des concerts de musique turque, c’était assez drôle !

Ton dernier coup de coeur musical ?

Claire : Bah c’est Agnes Obel, quoi ! *rires* Je la connaissais pas, et quand j’ai découvert j’ai vraiment pris une claque énorme !

Ton dernier achat inutile ?

Claire : Un iPhone… *se cache dans ses mains* J’ai acheté un iPhone SE pour aller avec mon merveilleux Mac… que j’ai acheté il n’y a pas très très longtemps, alors que jusque là j’avais des vieux ordis… Mais du coup j’ai acheté un Mac, parce que comme je fais de la musique assistée par ordinateur, il était temps de passer à quelque chose d’un peu plus puissant et fonctionnel ! Et du coup j’ai acheté un iPhone…

Une dernière fois que tu veux nous raconter ?

Claire : Mhh… La dernière fois que… j’ai fait du bateau ! J’adore faire de la voile, et on est partis avec mon frère sur le lac de la Ganguise, et on a dormi à la belle dans une crique, et on a fait du feu, on a mangé… C’était super bien.

Une première fois que tu veux nous raconter ?

Claire : Je dirais, la première fois que j’ai joué mes morceaux en solo piano-voix ! C’était pour le concours Nougaro, et c’était la première fois que je jouais mes morceaux devant un public toute seule. C’était drôle parce que j’ai joué tout une octave plus haut, jusqu’au troisième et dernier morceau où je me suis rendue compte que ça sonnait bizarrement et que c’était pas normal… Mais sinon ça s’est très bien passée, puisque j’étais lauréate !

www.clairegimatt.fr

Portrait Dernière Fois / Jules

2012-11-01-162258-jules-OK

© Dominique Chauvin

La dernière fois que tu as lâché une petite larme devant un film ?

Jules : Je ne suis pas sûr que cela soit la dernière fois, mais à chaque fois que je vois ce film, je pleure, et pourtant c’est pas du tout un film triste : c’est « La Soupe aux Choux » ! C’est l’histoire d’un vieux veuf, sa femme est décédée. Elle revient, et elle a vingt ans. Elle le quitte, parce que lui, il a 80 piges, et il lui écrit une lettre, à un moment donné, lorsque lui il s’en va dans les étoiles. Et ce passage-là, à chaque fois, me tire la larme. Ca, et le film « Tandem », avec Jean Rochefort et Gérard Jugnot, qui me bouleverse. Et « La Petite Maison dans la Prairie », si vraiment je suis devant.

La dernière fois que tu as lâché une petite larme sur une chanson ?

Jules : La dernière larme que j’ai tiré, c’est assez drôle, c’est sur une chanson dont je ne comprends pas les paroles, qui s’appelle « Joséphine », d’un artiste islandais, il me semble, qui s’appelle Teitur. Rien que la mélodie et sa voix m’ont mouillé les yeux.

Ton dernier souvenir de concert inoubliable ?

Jules : Le dernier gros concert où je me suis dit « waow », c’était « Les Franglaises », parce que j’ai vraiment trouvé ça génial. Au niveau émotionnel, c’était un concert de Melissmell.

Après, en ce qui me concerne, y’a eu deux-trois concerts inoubliables cette année… Ce qui est drôle, c’est que je me souviens pas forcément où c’est, mais je me souviens des moments. L’idée c’est que quand tu montes sur scène, la scène est partout la même. Une fois que tu es sur scène, tu te fais ton îlot, et finalement, que tu sois à Santiago du Chili ou à Virzon, ça devient ton endroit. Donc c’est pour ça que les lieux m’échappent, mais pas le décor.

Et donc le dernier en date, c’est celui pour la fête de la musique, cette année. Et il y a eu deux-trois moments, qui sont des moments de félicité où tu te dis « Là, il se passe un truc » : et alors que cela fait soixante-dix mille fois que tu joues la même chanson, il y a un regard, soit avec le public, soit avec un des musiciens. Et il y a eu un moment où rien ne peut arriver, où tout peut s’écrouler et on continait toujours à chanter la chanson.

Ton dernier fou rire ?

Jules : Devant le Burger Quizz ! Sur une blague de Jean-Pierre Bacri, qui était invité. C’était une punchline qui m’a fait hurler de rire.

Ta dernière extase culinaire ?

Jules : J’essaye que cela soit le maximum, c’est-à-dire à peu près tous les jours… Mais sinon je voyage pas mal, et je fais que du tourisme culinaire. Donc là je reviens de New-York, et je sais pas si aux Etats-Unis, on mange si mal que ça, mais en tous cas, à New-York, on y mange pas trop mal ! Et peut-être que j’ai mangé le meilleur hamburger de ma vie ! J’en ai surement mangé un qui était le pire, aussi, mais en tous cas, ce moment là était parfait : j’étais en famille, dans un parc, c’était parfait !

La dernière fois que tu es allé au cinéma ?

Jules : Pour tout te dire, j’y suis allé il y a trois-quatre jours, parce que ma fille voulait essayer la 4DX. C’est avec des fauteuils qui bougent, tu prends de l’eau quand il pleut, du vent qui arrive quand il y a des tirs de balles, il y a des éclairs dans la salle, et tout… Une espèce d’attraction, quoi ! Et le film s’appelle Kin, c’est un petit mec, qui trouve un gros flingue, c’est un film d’action quoi. C’était pas mal, ma fille était heureuse, mais sans la 4DX j’aurais sûrement détesté !

Le dernier disque que tu as écouté ?

Jules : C’était un disque de Neil Young, sur ma platine vinyle il y a deux jours, qui s’appelle Hawks and Doves !

Le dernier livre que tu as lu ?

Jules : Eh bien là j’ai découvert un auteur de polars qui s’appelle Norek : c’est un ancien flic. J’ai lu les quatre à la suite, je suis en train de finir le quatrième : les trois premiers c’est sur des histoires de brigades dans le 93, et le quatrième se passe à Calais, dans la jungle, et c’est très très bien écrit ! Tous les soirs, je lis. Je peux pas m’endormir sans lire ! Je suis incapable de m’endormir sans lire, parfois c’est juste quatre lignes, parce que je suis fatigué et que je tombe, mais si je lis pas, je dors pas !

Ton dernier achat inutile ?

Jules : Des chaussettes, à New-York, que je mettrais surement jamais, parce qu’elles sont colorées -très très colorées-… Mais sur le moment, ça me plaisait !

Une dernière fois particulière que tu veux nous raconter ?

Jules : La dernière fois que j’ai vu Goldman en concert ! C’était en 2002. C’est un de ceux qui m’a donné envie de faire de la musique. On se disait déjà qu’il allait arrêter, et donc je me souviens hyper bien de ce concert. Il y a eu un espèce d’adieu musical. Souvent on dit « Tiens, lui, je suis dégoûté, je l’ai jamais vu sur scène » quand les gens décèdent – j’ai jamais vu Ray Charles par exemple, je suis dégoûté parce que j’adore ce mec -. Mais lui, je l’ai vu une dernière fois en sachant que ça allait être la dernière fois. Et comme j’ai de l’affection pour cet artiste, c’est en même temps un chouette souvenir et un truc un peu nostalgique ! Et depuis, mon fils guette un prochain concert, parce que lui il avait un an quand Goldman a arrêté, donc il l’a jamais vu,

Pour finir, une première fois que tu veux nous raconter ?

Jules : Restons dans la musique ! La première fois que j’ai vu la Mano Negra sur scène, j’avais treize ans, et là, je me suis dit « C’est ça que je veux faire ». J’y suis allé avec Sam, des Ogres. Et je crois que ce concert a changé notre vie. Le lendemain, on s’est retrouvé, et on a dit « Il faut qu’on fasse ça » ! On avait même pas de considération musicale, on s’était pas dit « Tiens, il faut qu’on joue des morceaux », non : on voulait être à leur place. Ca a été le déclancheur et ça a changé ma vie, forcément, parce que j’ai eu qu’un but professionnel, c’était d’être à leur place et d’avoir cette énergie-là, et de vivre ces moments-là sur scène. Ouais, c’est ça. La Mano, à la Cigale, en 88. C’est mon dépucelage musical !

julesofficiel.com

Mille Aujourd’hui – Festival d’Avignon

received_10216706019113393.jpeg

mercredi 11 juillet

Du sable répandu au sol, un pied de micro, fier et droit, dressé, qui en sort. Trois silhouettes se dessinent dans la lumière : le décor est ainsi planté. Tout de suite, on capte ces regards : celui de Pierre-Olivier Bellec est beau et sûr, parfois loin derrière nous, parfois plongé dans chaque détail devant lui. Il est soutenu par les yeux, braqués sur lui, des deux musicien-nes qui l’entourent.

Ici, la poésie de Serge Rezvani est narrée sans être narrée, récitée sans être récitée, déclamée sans vraiment l’être… Parfois, on pourrait presque croire que Pierre-Olivier est au bord de l’explosion, tant le flot de sa parole se déverse et bouillonne.

On attend avec impatience les premiers mots du saxophone, car Léa Cuny-Bret est jusqu’à présent restée silencieuse… En un souffle, ce dernier, majestueux, fier et puissant, rejoint les mots de Pierre-Olivier, et nous invite à prendre place dans ce train, dans ce voyage onirique…

Les sons électroniques créés par François Rivère, le saxophone de Léa, les mots de Pierre : tout se mêle, se démèle et s’entremêle, comme une belle danse. Toujours en harmonie, au moindre arrêt du comédien, les deux musicien-nes s’arrêtent, attentif-ves, comme si tout pouvait s’évaporer d’un instant à l’autre.

On retient ces six yeux brillants, dans lesquels tout bouillonne et crépite : dans un crescendo splendide, le saxophone s’emballe, les doigts s’activent sur le clavier, la voix emplit la salle…

À chaque instant, on retient son souffle, comme si la moindre secousse pouvait faire s’écrouler cet instant. Parfois, l’écho de la voix de Léa, rejointe par celle de François, nous parvient, lointaine, comme le chant envoûtant d’une créature mystique.

« Théâtre concert contemplatif », c’est ainsi que le spectacle est décrit : le mot n’aurait pas pu être mieux choisi, puisque que nous sommes tous en contemplation devant cet instant envoûtant.

Mille Aujourd’hui nous invite, au sens propre comme figuré, à prendre la route pour un étrange voyage, bercé par la litanie de la mer, dans lequel toute mesure du temps est abolie.

« Je deviendrais lichen, calcaire, moins que ça, grain de sable, encore moins que ça, ombre de grain de sable, moins que ça encore… : rien »

www.avant-incendie.com

Barcella – Festival « Pause Guitare »

http_%2F%2Fsize.blogspirit.net%2Fblogs.sudinfo.be%2Fstatic%2F826%2Fmedia%2F9%2F1330238121.jpg

mercredi 4 juillet

Ce soir, au Grand Théâtre d’Albi, sur un plateau magnifiquement illuminé par des lanternes, Barcella, « avec deux L, pour vous faire voyager » fait son entrée. Le grand poète, encore un peu enfant malgré sa carrure, nous invite à voyager avec lui, dans sa poésie si tendre. Slalomant entre chanson, poésie et rap, Mathieu, alias Barcella, signe des mélodies joyeuses, positives et légères.

La plume du poète, fine et touchante, dompte les mots. Acrobate, voltigeur, jouant avec les phrases et les rythmes, Barcella nous présente ce soir les chansons de son nouvel album, « Soleil ». Il porte merveilleusement bien son nom, puisqu’il est pour nous, ce soir, malgré l’orage qui a éclaté, un véritable rayon… de soleil ! Un peu magicien parfois, il chasse les nuages sur son passage, au sens propre comme figuré…

La poésie ludique et le flow inimitable de Barcella réunit petit-es et grand-es : rappelons-le, Barcella est celui qui fait « kiffer les kids », « flipper les filles » et « swinguer les rimes »… Endiablé et pétillant, rien n’arrête Barcella quand il est lancé sur scène : voyez donc avec sa mixtape !

L’émouvant Barcella, toujours entre l’enfance et l’âge adulte, fait venir l’émotion dans les moments les plus insolites. Lié avec son pianiste, sur « L’âge d’Or » , il nous laisse un goût de nostalgie dans le cœur. Définitivement, Mathieu illumine et irradie : positif et tendre, il est le poète de tous les âges.

barcella.fr

Le Projet Derli – Festival « Pause Guitare »

32399344_2133873783307985_5665154462918901760_o

© Alain Nouaux

mardi 3 juillet

À six sur scène, le Projet Derli lie des mélodies entraînantes sur lesquelles on tape volontiers des mains et des airs à fredonner. Wally et ses musicien-nes survolté-es sont comme une joyeuse bande de saltimbanques intergénérationnelle (c’est pas moi qui le dit, c’est Wally !). Wally, on le connaissait et on l’adorait avec ses fameuses chansons courtes et si drôles, mais cette fois, il nous présente des chansons longues et pas toujours si drôle. On retrouve tout de même avec joie son humour, mais ici, ce qui change, c’est l’ambiance, l’écriture et les ritournelles dansantes.

Wally chante la vie avec un grand V : sans le moindre artifice ni mensonge, toujours avec le sourire et l’accent aveyronnais qui va avec. Il nous raconte la « maladie » de la quarantaine, ce moment de la vie où on en a « plus derrière que devant », il nous conte le temps qui passe et nous dit que de toutes façons, « c’était mieux avant »… Le Projet Derli est définitivement marqué par la nostalgie.

Mais surtout, avec ce Projet Derli, Wally nous montre qu’il n’est pas qu’un blagueur, il nous prouve qu’il peut être très attendrissant et que sa plume fine est touchante quand il chante notamment l’histoire de cette jeune fille de seize ans, tout juste en début de vie : «  Elle ne le sait pas encore, tout ça ne fait que commencer »… Notre chanteur aveyronnais tombe le masque de Wally pour celui de Lilian, avec la magnifique chanson sur sa grand-mère, sa « mémé », ou encore sa « seule chanson d’amour » : son rôle de déconneur s’efface tendrement pour nous montrer un beau visage émouvant.

Parfois presque philosophique, cette joyeuse bande s’interroge sur la différence entre le plaisir et le bonheur : ils nous donnent leur propre définition du bonheur, qui en fait se cache dans les choses les plus simples, comme un buffet à volonté, des chips à l’ancienne… et un concert du Projet Derli, ça oui, je vous l’assure !

En nous quittant, le Projet Derli laisse flotter une atmosphère merveilleusement positive et l’esquisse d’un grand sourire sur les lèvres. En tous cas, ce soir, les six artistes quittent la scène du Grand Théâtre d’Albi en laissant derrière lui un public sous le charme, et debout pour les applaudir et les remercier, prêt à accueillir la grande Juliette…

facebook.com/leprojetderlidewally/

Promenade chantée – Festival « L’air du temps »

vendredi 11 mai

Sur les coups de 11h, le pôle de l’âne et du cheval de Lignières est rempli d’un public au beau sourire, qui, en tee-shirt légers – car le soleil s’est montré ce matin – est prêt à parcourir la nature lignéroise dans le cadre de cette ballade chantée. Babx, fil rouge de cette année, Thibaud Defever, Elie Guillou, L (Raphaële Lannadère) et Julien Lefèvre nous mènerons à travers le monde dans un beau voyage. En effet, Babx a choisi cette année le thème équestre pour cette ballade. Il ouvre alors cette promenade par une chanson de Marcel Kanche « Va chevalier ».

Cette bonne heure de ballade nous fera passer par le portugal avec un émouvant fado interprétée par Raphaële, puis Elie nous emmènera en Patagonie, en nous chantant la complainte d’un de ces cavaliers argentins, désespéré d’avoir perdu son destrier. Thibaud et Julien accompagnent ces chants, respectivement à la guitare et au violoncelle.

Le bord d’un lac, les escaliers d’un hippodrome, une mare aux grenouilles, c’est les lieux qui accueilleront les chansons de la joyeuse bande. Les marches d’un lieu à un autre seront animées par des musiques, diffusées par une enceinte, bien entendu toujours en accord avec le thème. Le soleil et les oiseaux accompagnent cette promenade.